Lionel Millioud en mode folk: "Ce qui compte, c'est l'émotion que je peux faire passer"

Le public du festival a pu le découvrir au sein de la formation Le Peuple d'Annwynn, d'abord au Bar des Sessions en 2010, puis sur la Grande Scène en 2012. Les membres du comité d'organisation le connaissent pour son engagement comme bénévole. Voilà pour la facette celtique de Lionel Millioud. Mais l'habitant de Romainmôtier a plus d'une corde musciale à son arc. Tournée la page du Peuple d'Annwynn en novembre, le voici qui se lance en solo dans une aventure folk/pop avec un CD en vue et une expérience outre-Atlantique. Rencontre à trois semaines de son concert à Rue (FR), le samedi 3 août à 20h à la crêperie "Entre terre et mer".

LE FESTIVAL: Lionel, la musique celtique n’est pas le seul répertoire dans lequel tu évolues apparemment. Parles-nous de ton penchant folk/pop.

LM: Le côté pop me vient de mes parents qui m’ont fait découvrir la chanson française et anglaise dès mon plus jeune âge. Le côté folk découle de mon amour pour les traditions irlandaises, écossaises et bretonnes qui viennent influencer mes compositions.

LE FESTIVAL: Comment caractériserais-tu ta musique?   

LM: Simple et vivante ! Pour moi ce qui compte avant tout c’est l’émotion que je peux faire passer au travers des textes et de la musique.       

LE FESTIVAL: Tu espères sortir un CD en 2014, mais tu as décidé de plancher dessus outre-Atlantique. Où et pourquoi?   

LM: Ce sera à Montréal ! Disons que je ne suis pas tout à fait maître de ce choix et que la destination s’est un peu imposée à moi. Dans d’autres circonstances j’aurais peut-être choisi de partir dans un de mes pays de prédilection (Irlande, Bretagne) mais finalement le Québec est l’endroit rêvé, à la croisée entre les cultures anglophone et francophone avec une touche « celtique » bien présente.       

LE FESTIVAL: Chose insolite, tu as choisi d'y aller en bateau. Pourquoi?  

LM: Suite à une phobie de l’avion, j’ai découvert il y a plusieurs années d’autres façons de voyager et le bateau en faisait partie vu mon attirance pour l’Irlande. Traverser l’Atlantique en cargo était un rêve depuis quelques temps. De plus, le fait de passer 8 jours en mer coupé du monde me plait assez dans l’optique du processus de création. J’espère pouvoir me nourrir de cette expérience pour mes compositions.      

LE FESTIVAL: Des compositions personnelles existent déjà. De quoi parlent-elles? Quels sont tes thèmes de prédilection?    

LM: Elles parlent de la vie, des sentiments, de mes coups de gueules parfois. Je n’ai pas vraiment de thème de prédilection, j’écris au gré de mes états d’âme et sur les sujets qui me touchent.        

LE FESTIVAL: Tu interprètes quelques reprises également. Lesquelles?

LM: En français, j'interprète entre autres « Education sentimentale » de Maxime Leforestier et "Des gens formidables" de Francis Cabrel. En anglais, "Father and son" de Cat Stevens et aussi quelques morceaux Irlandais dont "The Wild Mountain Thym", un traditionnel. J’ai aussi mis deux chansons qui viennent du Québec dans mon répertoire étant donné mon projet de voyage, à découvrir le 03 août.           

LE FESTIVAL: Et sur le volet celtique, où en es-tu artistiquement parlant (groupe, projet de CD, etc.)?

LM: Pour l’instant je travaille essentiellement pour moi, (stages, sessions) mais je joue aussi en groupe avec deux amis de longue date pour le plaisir et parfois en public. Ce nouveau projet de chanson en solo me prend beaucoup de temps, mais peut-être qu’un jour on me reverra sur scène à Corbeyrier qui sait!

Interview: Karim Di Matteo